Cest en 1850 quun groupe de moines cisterciens-trappistes, venu du monastère de Saint-Sixte, près de Poperinge (Flandre occidentale),fonda, sur le territoire de la commune de Forges, en Hainaut, à peu près au lieu-dit Escourmont ou Scourmont, le monastère Notre-Dame de Saint-Joseph. Celui-ci est appelé plus couramment, aujourdhui, Notre-Dame de Scourmont, ou encore abbaye de Scourmont, Trappe de Forges, voire de Chimay (petite ville à 9 kilomètres).
La fondation, en un lieu plutôt sauvage, peu fertile et au climat assez rude, put se faire grâce à la bienveillance du prince de Chimay Joseph II et grâce au dévouement total de labbé J.B. Jourdain, curé de Virelles. Malgré les difficultés, elle se développa rapidement. Elle fut érigée en abbaye en 1871, et a eu jusquici, cinq abbés ; Dom Hyacinthe Bouteca,de Courtrai (1860-1890); Dom Godefroid Bouillon, de Roux (1890-1904); Dom Norbert Sauvage, dAvesnes-le-Sec (France) (1905-1913) ; Dom Anselme le Bail, de Seglien (Morbihan-France) (1913-1949) ; Dom Guerric Baudet, de Nethen (Brabant wallon) (1949-
).
Les religieux de Scourmont mènent une vie monastique, selon la règle de Saint-Benoît et la tradition cistercienne, en quête de Dieu dans la prière, la lecture sainte et létude, le travail, dans le silence et léloignement du «monde».Ils ont pu, de surcroît, par leur activité agricole et industrielle (brasserie, fromagerie),contribuer au développement dune région peu favorisée de la Thiérache.
La communauté comptait en 1984,une petite quarantaine de moines.
(Texte aimablement communiqué par labbaye Notre-Dame de Scourmont)